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L’ascension du mont Hibok-Hibok a été l’une des randonnées les plus difficiles que j’aie jamais faites. Je suis contente de l’avoir faite, mais c’était bien plus dur que ce que j’imaginais, malgré mes recherches. Pour ceux qui veulent faire cette randonnée pendant leur séjour à Camiguin, je partage ce que j’étais contente de savoir à l’avance et ce que j’aurais vraiment aimé savoir lorsque je préparais mon voyage.

Vue sur les volcans de Camiguin depuis White Island

Il faut organiser la randonnée à l’avance

Vous ne pouvez pas simplement vous rendre au départ du sentier et payer un droit d’entrée. Le mont Hibok-Hibok nécessite un permis et un guide, et tout doit être organisé à l’avance. Ce n’est pas compliqué, mais il faut y penser. L’option la plus simple est souvent de demander de l’aide à votre hébergement.

On a organisé notre permis directement avec notre guide via WhatsApp, mais il a fallu transférer l’argent à l’avance. Quand on voyage pendant les mois les plus secs, on peut être assez sûr que la sortie sera maintenue. En dehors de cette période, les décisions se font plus au jour le jour. La pluie dans les jours précédant votre randonnée peut vraiment changer la donne en termes de conditions.

Pour vous donner un repère :

  • Saison sèche (mars–mai) : la météo est plutôr dégagée, mais il fait très chaud pour randonner
  • Saisons intermédiaires (juin–août et décembre–février) : météo généralement correcte, avec un risque d’averses brèves
  • Septembre–octobre : risque plus élevé de fortes pluies et de typhons, c’est moins adapté pour cette randonnée

Cette randonnée a été plus difficile pour nous que d’autres randonnées “très difficiles”

Nous avons fait des randonnées aux Philippines que les locaux décrivaient comme “très difficiles” et que nous avons trouvées gérables. Un bon exemple est Alicia Panoramic Park à Bohol. On nous avait répété que c’était très difficile et très raide et qu’il fallait prévoir quatre heures. C’était raide par endroits, mais pas techniquement compliqué, et nous l’avons terminée en environ deux heures, avec de nombreuses pauses et environ 30 minutes au sommet.

Le mont Hibok-Hibok était dans une toute autre catégorie pour moi.

La principale difficulté n’est pas seulement le dénivelé, mais le fait que le sentier soit extrêmement glissant. Je devais me concentrer sur chaque pas, surtout à la descente. La descente a été lente, mentalement épuisante et physiquement fatigante, car je ne me sentais jamais totalement en confiance sur mes appuis.

On nous avait dit que c’était une randonnée de 6 à 7 heures, et j’avais même essayer de placer une plongée de nuit le soir même. Heureusement que ça ne s’est pas fait. Nous avons mis 10 heures, et à la fin j’étais trop fatiguée même pour une simple visite aux sources chaudes d’Ardent Hot Spring.

Le terrain glissant vous ralentit

J’ai fait cette randonnée moins de 12 mois après une opération du ligament croisé, donc mes genoux et mes muscles n’étaient pas à 100 %, ce qui a clairement rendu l’expérience plus difficile. Je suis aussi petite, et certaines marches étaient très hautes pour moi, ce qui m’a obligée à prendre plus de précautions que des randonneurs plus grands n’auraient peut-être pas besoin de prendre.

Ceci dit, le terrain glissant est difficile pour tout le monde. Même si vous êtes en forme, expérimenté et à l’aise en randonnée, la progression est lente car les appuis sont imprévisibles et le risque de chute est bien réel. Pour ceux qui ne sont pas habitués aux terrains glissants, la descente peut sembler interminable.

Il fait chaud et humide dès le début

Je mentionne souvent que venant de Brisbane, nous avons l’habitude des conditions chaudes et humides et que nous les supportons généralement bien. Sur cette randonnée, nous avons énormément transpiré.

Au début du sentier, il faisait chaud et humide, et on l’a ressenti très vite. Il a fait un peu plus frais en gagnant en altitude, mais à ce stade vous aurez déjà grimpé depuis un moment. Ne sous-estimez pas à quel point la chaleur peut être épuisante.

Il faut emmener beaucoup d’eau

Nous avons porté 3 litres d’eau par personne et nous presque tout utilisé. C’est lourd, mais absolument nécessaire. Comme il a fait chaud et humide dès le début, on a commencé à boire bien plus tôt qu’on pensait. Manquer d’eau sur cette randonnée serait vraiment pénible.

Quelle équipement pour être le plus à l’aise ?

On a fait l’ascension du mont Hibok-Hibok fin décembre, et même si les conditions peuvent varier selon la période de l’année, voici l’équipement qui a bien fonctionné pour nous.

La majeure partie du sentier est dans l’ombre de la forêt, donc je n’ai pas trouvé que des manches longues pour se protéger du soleil étaient indispensables. Le plus important est de porter des vêtements qui respirent et qui sèchent rapidement. Vous allez transpirer et vos vêtements seront mouillés. C’est compliqué de faire sécher des vêtements à Camiguin, donc c’était bien d’avoir un matériel qui permet de les laver et les sécher rapidement.

Nous avons tous les deux mis notre petite veste au sommet. Même par beau temps, il faisait nettement plus frais et un peu venteux en haut.

J’étais aussi très contente de porter un vieux pantalon de randonnée déjà bien usé. À la descente, je me suis souvent assise pour gérer les marches les plus hautes et soulager mes genoux, et c’était un plus de ne pas avoir peur d’abîmer mes vêtements.

Avoir un sac à dos solide et imperméable a aussi ajouté un certain confort. Avec la boue et l’humidité, c’était pratique de ne pas s’inquiéter d’abîmer ou de mouiller nos affaires. En plus, ces sacs sont légers une fois vides et faciles à glisser dans un sac plus grand pour quand on voyage.

De bonnes chaussures font une énorme différence

Nous avons adoré avoir nos bonnes chaussures de randonnée sur ce sentier pour leur bonne adhérence, leur flexibilité et leur imperméabilité. Je portais des Salomon X Ultra Pioneer et mon copain des Salomon Speedcross. Le sentier est boueux et glissant, et c’était vraiment plus facile de franchir les sections humides avec des chaussures imperméables, sans se soucier d’avoir les pieds trempés. La flexibilité de la chaussure était également importante, car j’ai passé beaucoup de temps sur la pointe des pieds à grimper des sections raides.

J’ai d’autres chaussures de randonnée que j’adore pour leur maintien, comme mes Asolo Drifter, mais elles n’auraient pas été confortables sur ce trek. Elles sont trop rigides pour des appuis constants sur les descentes raides. De simples chaussures de running auraient été trempées par la boue et bien plus glissantes.

La nourriture demande de l’organisation

On nous avait dit d’apporter des snacks et nous pensions être de retour pour un déjeuner tardif. Comme la randonnée a pris beaucoup plus de temps que prévu, nous ne sommes arrivés au restaurant que vers 16 h, avec nos vêtements sales et chaussures boueuses, et affamés.

Les bons snacks de randonnée n’étaient pas si faciles à trouver, donc nous avons compté sur des cacahuètes, des biscuits et des chips. Nous n’aimons pas la malbouffe, mais c’était tout ce que nous avions. Si c’était à refaire, je planifierais bien mieux la nourriture. Je demanderais à notre hébergement ou à notre guide à l’avance où trouver de la vraie nourriture tôt le matin, avant l’ouverture des magasins. Même quelque chose d’aussi simple que du riz aurait été bien plus satisfaisant que des biscuits et des chips.

Ce n’est pas une randonnée que j’aimerais faire sous la pluie

C’est un point de vue personnel, mais je ne voudrais pas faire l’ascension du mont Hibok-Hibok sous la pluie. Certes, la randonnée ne se résume pas aux vues : la forêt est magnifique et les nuages peuvent créer une atmosphère particulière. Mais le sentier était déjà extrêmement glissant sans pluie le jour même, car il avait plu la veille. Sous la pluie, ça serait encore plus dangereux et plus lent, et pour moi cela transformerait une randonnée difficile en une expérience désagréable où je ne me sentirais pas en sécurité.

Apportez une petite trousse de premiers secours

Ampoules, coupures, épines dans la main, entorses ou chutes sur terrain glissant sont toutes possibles ici. Avoir une petite trousse de premiers secours peut vraiment faire la différence pour terminer la randonnée dans des conditions plus confortables en cas d’imprévu.

Prévoyez un jour de repos si possible

Notre itinéraire était serré, et on avait une plongée le lendemain à Mantigue Island. Je ne m’attendais pas à avoir autant de courbatures. Et les douleurs musculaires après une randonnée difficile, ça rend plus compliqué de détecter des symptômes liés à un accident de décompression, et ce n’est donc pas conseillé. Ceci dit, ça reste quand même le bon ordre de d’abord randonner puis de plonger, car le mont Hibok-Hibok culmine à 1 200 mètres d’altitude.

Si votre planning est flexible, ajouter un jour de repos après la randonnée est une très bonne idée.

N’ayez pas trop d’attentes pour les vues au sommet et soyez prêt à faire des choix

Le sommet du mont Hibok-Hibok semble être souvent dans les nuages, donc c’est mieux de ne pas avoir trop d’espoir pour les vues. Si vous avez une vue dégagée, c’est un bonus. Pour moi, la randonnée valait le coup rien que pour la forêt. Avoir des attentes réalistes change tout.

Pendant la randonnée, nous avons dû choisir entre descendre dans le cratère ou le voir d’en haut. On ne pouvait pas faire les deux, et donc on a choisi la vue d’en haut.

Quand on est arrivé à vue sur le cratère, notre guide pensait qu’on ne pousserait pas jusqu’au sommet. Il a beaucoup insisté sur le fait que la section finale serait bien plus difficile et bien plus raide. Ça m’a fait hésiter. La montée avait déjà été fatigante, et j’étais plus inquiète de la descente que de la montée. Mais mon copain voulait vraiment atteindre le sommet, donc on a continué avec la condition que je puisse prendre la décision de faire demi-tour à tout moment.

Il y a une section avec une corde où c’est tellement raide qu’il faut l’utiliser pour se hisser et se laisser descendre, presque comme en rappel. Étonnamment, ce n’était pas la partie la plus difficile pour moi. Les rochers raides et glissants avec peu d’adhérence étaient bien plus compliqués à franchir que la section presque verticale.

Qui va aimer cette randonnée (ou pas)

Je ne conseillerais vraiment pas cette randonnée à tout le monde.

Le mont Hibok-Hibok plaira surtout à ceux qui aiment les défis. Ceux qui recherchent simplement une marche mais qui ne sont pas intéressés par une activité très physique et potentiellement exigeante mentalement devraient plutôt se renseigner sur les autres sentiers auprès de leur hébergement ou leur guide. Je suis très heureuse d’avoir fait cette randonnée, mais ce n’est pas une expérience que je souhaiterais refaire. Si je retournais à Camiguin, je choisirais d’autres sentiers de l’île pour découvrir différents paysages.

Avez-vous fait l’ascension du mont Hibok-Hibok ? Partagez votre expérience dans les commentaires ci-dessous !

Où se trouve le mont Hibok-Hibok ?

Le mont Hibok-Hibok est un volcan actif situé sur l’île de Camiguin, aux Philippines, dans la partie nord de Mindanao. Le sentier commence près de la ville de Mambajao, où la plupart des visiteurs séjournent pour explorer Camiguin. Nous avons séjourné au Borbon’s Treehouse by the Sea.

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Eloise

Eloise is the creator and writer of MyFavouriteEscapes.com. She writes about her experiences exploring exotic destinations and finding hidden gems closer to home. Her goal is to share tips and stories to inspire and encourage others to go on their own adventures. She loves outdoor and nature-based activities like scuba diving, hiking, kayaking, and sailing. She grew up in France and has lived in England and Turkey before calling Australia home for the past decade. So let's get ready for another adventure!

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